Peintre autodidacte d’origine espagnole, né en 1899 à Herbeset (Espagne), mort en 1969 à Moûtiers (Savoie).
Parcours
Né dans une famille pauvre, sans accès à l’instruction, Anselme Boix-Vives émigre en France à dix-huit ans. En 1926, il reprend un commerce de fruits et légumes à Moûtiers, en Savoie, qu’il tient l’essentiel de sa vie. Pacifiste convaincu, il rédige et publie un « plan de paix » destiné à sauver le monde, qu’il adresse sans succès au général de Gaulle, à la reine d’Angleterre et au pape.
Il prend sa retraite en 1962 ; sa femme meurt quelques mois plus tard. Son fils Michel, se souvenant des dessins qu’il traçait au dos des factures du magasin, l’encourage à peindre. Commence alors une nouvelle vie : en sept ans, jusqu’à sa mort en 1969, il réalise plus de deux mille œuvres.
L’œuvre
Gouaches, huiles, peintures au Ripolin et dessins composent une œuvre aux couleurs franches, peuplée de rois, de châtelaines, de figures lunaires, de personnalités de son temps, de gens ordinaires et de scènes de jungle. Sa quête de paix universelle traverse ses tableaux. Dès 1964, il expose à la galerie Breteau à Paris, et André Breton reproduit l’une de ses œuvres en couverture de la revue La Brèche. Action surréaliste.
Expositions et collections
- Galerie Breteau, Paris, 1964
- Uppsala Konstmuseum (Suède), 25 mai – 5 septembre 2019
- Art brut. Dans l’intimité d’une collection, Grand Palais, Paris, 20 juin – 21 septembre 2025
- Musée national d’art moderne, Centre Pompidou (donation Bruno Decharme, 2021) : Châtelaine espagnole, 1964, gouache sur carton ; Portrait de M. Simon, 1969 ; Grande figure, 1969
- Coups de cœur : art brut, art naïf, art singulier, Galerie Les Yeux Fertiles, Paris, 15 mars – 13 avril 2024


